Je suis quand même (un peu) lu ici, parce qu’à chaque festival du livre, j’ai deux ou trois personnes qui me demandent : Quand reprennent les writer’s Life ? J’ai encore retouché l’un des deux romans avec lesquels je démarche, Florence (B) m’enguirlande (avec bienveillance) parce que je n’envoie pas mes textes à suffisamment de personnes, c’est vrai que j’accumule les cartes de visite, les numéros de téléphone et les recommandations à chaque salon du livre ou déplacement, puis une fois rentré je laisse les choses en suspens, j’attends une évidence, une rencontre, enfin, une maison qui comprenne ce que je fais et ce que je veux faire, comme me l’a écrit Gwenaële (R) ce week-end : « je te souhaite de trouver une maison où le nom de maison ne sera pas usurpé. » À Livres en Vignes, j’ai discuté avec Alexis Salatko qui me dit : « Ce qu’on attend n’arrive jamais. Ce qu’on rêve, n’arrive jamais. Mais d’autres choses arrivent. Qui sont très bien aussi. » J’ai trouvé ce point de vue, validé par son expérience de la vie, assez pessimiste. Cependant, avec ma propre expérience, je ne serai pas aussi catégorique. Ça me fait penser à F. qui au sujet d’un de ses amis, amoureux transi d’une fille, éconduit pendant des mois voire des années, et qui avait fini par la conquérir à force d’acharnement, ce avant qu’elle ne se révèle tyrannique à vivre, avait déclaré : « Tout finit par arriver. Malheureusement. »
L’élégance ne fait pas le trottoir. Dans la rue, un type qui parle très fort, dit à la personne qui l’accompagne : « En tant que papa, mon père ça a été un papa de rêve ; en tant que mari y a pas eu plus gros enculé sur terre. »
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