dimanche 14 décembre 2025

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 Au salon du livre de Toulon, entre deux lectrices et lecteurs, un prénommé Cyril est venu me voir pour m'apprendre qu'il y a trois ans une soucoupe volante pleine d'extraterrestres a débarqué. Ils ont laissé du matériel et Cyril a tout récupéré (dans son garage). Depuis, le moindre de ses faits et gestes est épié par le FBI, alors il se planque dans les salons du livre. Parce que les écrivains sont aussi tarés que vous ? est la première question qui me passe par la tête, cependant je lui en pose une autre : "Parce que les Américains lisent aussi peu que les Français ?" Déstabilisé par ma question, Cyril reste interdit, alors, en vue de couper court à l'échange, je lui dit : "Bravo pour tout ce que vous faites !"

Florence (B) me téléphone pour m'apprendre qu'elle a rêvé de moi. Dans son rêve j'avais trouvé une maison d'édition pour la suite (dans la réalité, rien n'est encore décidé), une maison à laquelle je n'avais pas forcément pensé au départ. Et même que mon prochain roman remportait un prix prestigieux. Ce qui, dans le rêve de Florence, surprenait les gens parce qu'ils pensaient que j'étais encore à la recherche d'une maison. Le genre de raccourci spectaculaire qui n'existe que dans les rêves, je présume. 

Dans l'Eurostar, dialogue d'un couple à côté de moi :
- Il y a des cas de chirurgie plastique remboursés, dit le type. 
La femme demande sur le ton de la plaisanterie : 
- À quel point tu peux être moche pour que la société puisse rembourser ta laideur ? 
Leur dialogue continue sans queue ni tête ou peut-être que je ne saisis qu'une phrase sur deux : 
- Ils se sont rendus compte que le scanner thoracique était ancien. 
- Je t'ai fait des suggestions de restos sauf que c'étaient des managers toxiques. 
- Moi je pense que tu es trop dans l'empathie. 
- Il n'y a plus d'hépatite virale. 
J'interviens pour dire : 
- Il n'y a plus d'empathie virale. 
Après réflexion, il reste des cas d'empathie virale. La plupart du temps, elle concerne les chats. 

Je vais intensifier mes recherches après les fêtes de Noël, mais je continue à envoyer (chichement) mes projets de prochains romans à des éditeurs et des éditrices quand je tombe sur cette phrase de Romain Gary (c'est dans : La nuit sera calme), une phrase forte à propos et qui me fait bien marrer : Je pense à ce qu'aurait pu être ma vie si j'avais de l'initiative. 

Cela remonte à plusieurs semaines mais j'ai noté cette phrase pour la glisser et la retenir dans ce Journal (et par-delà) : La beauté stupéfiante de C à l'étage de ce restaurant où j'ai dîné parmi deux rangées de convives, une beauté et un charme dont 'impact a mis du temps à se dissiper par la suite.

Je n'ai jamais été un type qui boit ou qui fume pour la simple raison qu'adolescent ça me dégoûtait franchement de voir des camarades complètement vriller sous l'effet de l'alcool ou du shit, des gars ou des filles que j'aimais bien par ailleurs. Aujourd'hui, même plus la peine ou le prétexte d'expédients pour voir des ami(e)s ou des connaissances se répandre et complètement vriller, il y a Facebook et les réseaux. 

#writerslife

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