Journal de bord et réflexions d'un écrivain dans ce monde trouble, troublant, et troublé.
mercredi 22 juin 2022
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jeudi 2 juin 2022
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Quand je prends le train Gare Saint-Lazare et que le siège que j’occupe est situé du bon côté de la voie, je peux voir la fenêtre de la cuisine de l’appartement où j’ai vécu avec mes parents jusqu’à l’âge de huit ans. La cuisine, et de l’autre côté la chambre que m’avaient laissé mes parents, la grande salle de séjour où ils dormaient sur un canapé lit, et le couloir qui desservait cuisine et salle de bains. Je voudrais me projeter à l’intérieur de cet appartement, retrouver mes parents, pouvoir lire dans ma chambre avec la protection de les savoir dans la pièce d’à côté. Tout était plus simple, pour l’imaginaire et la réalisation de cet imaginaire, quand j’avais mes parents dans la pièce d’à-côté. J’ai eu l’inestimable privilège de grandir entouré de deux êtres absolument simples et optimistes, équilibrés et généreux, et c’est pourquoi hors leur présence j’ai souvent eu a enduré la déception, je suis sensible à l’égoïsme, l’opportunisme, la bassesse, la bêtise, la violence ou la méchanceté chez les autres qui me sautent toujours aux yeux comme des choses qui appartiennent au monde après mes parents, au monde où il a bien fallu que je continue à évoluer en leur absence.
lundi 30 mai 2022
220
Writer’s life (220)
lundi 23 mai 2022
219
Writer’s life (219)
jeudi 19 mai 2022
218
Très bon travail avec Pierre des éditions « Le Mot et le reste » sur les corrections du livre qui sort en septembre. À un moment, j’ai écrit dans un dialogue : « Ceux qui s’épousent font une sorte de noeud au mouchoir du temps ». Et Pierre note en commentaire dans la marge : « Un peu trop imagé pour une discussion entre copines ? » Je lui réponds : « Mais, voyons… toutes mes copines parlent comme ça ! »
mercredi 11 mai 2022
217
Ce serait bien qu’il y ait chaque année un mercato des autrices et des auteurs comme il y en a un pour les footballeurs. Il y aurait le You’ll never walk alone puis des stades entiers qui se mettraient à lire. Bon, déjà, s’il y avait comme pour les musiciens, un droit à l’intermittence, ce serait une avancée considérable. Une avancée considérable sur le rien.
mardi 26 avril 2022
216
Writer’s life (216)
jeudi 21 avril 2022
215
L’innombrable et singulière beauté de cette fille qui déambule à 13h30 rue de Rivoli, ses pointes de cheveux de la même couleur que celles des grilles qui mènent à la cour carrée du Louvre.
mardi 12 avril 2022
213
Avec Mélanie (Isaac) on se remémore des mots de patois wallon. Elle me parle du mot : grandiveu pour dire que quelqu’un se la raconte. Je jubile et lui dis : « Mais tu n’imagines pas le nombre de types que je rencontre qui se la racontent, c’est génial, je vais l’employer tout le temps. Il est grandiveu celui-là ! »
jeudi 7 avril 2022
212
Lorraine (Fouchet), dans sa grande et habituelle générosité conseille à ses lectrices d’acheter mon dernier roman. L’une d’entre elles lui rétorque : «Je viens vous voir vous car vos livres m’emmènent toujours au bord de la mer. » Lorraine la regarde et lui dit : « Peut-être, mais Jérôme vous emmènera au bord de l’amour ! »
jeudi 31 mars 2022
211
L’autre jour, en festival, un des auteurs invités s’est cassé une dent en croquant dans un Kouign-amann. Bon, je me suis bien cassé une dent il y a quelques années en croquant dans un Curly Wurly.
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Writer’s life (274) Ce n’était peut-être pas le bon soir pour se rendre à un dîner (prévu de longue date) dans le quartier République-G...